15 novembre 1937 : Radio-Luxembourg émet toute la journée sans interruption

C’était il y a 80 ans. Radio-Luxembourg franchissait une nouvelle étape en décidant d’émettre sans interruption du matin au soir. A l’époque, les stations zappent certains moments de la journée, dans la matinée et dans l’après-midi. Elles portent leurs efforts sur la matinale, l’heure de midi et la soirée. La très puissante radio du grand-duché (200 kw) émettait déjà sans interruption les samedi, dimanche et lundi. A partir du 15 novembre 1937, Radio-Luxembourg, quatre ans après sa naissance, diffuse désormais non stop tous les jours de 6 h 30 ou 7 h à minuit, 1 h selon les jours.

Radio Luxembourg

La station, bien connue pour la qualité de son orchestre symphonique, de ses émissions de théâtre et opéra, d’infos et grands reportages, de sa couverture du Tour de France, peut comme se vante sa réclame « toucher en particulier la clientèle femme, celle qui achète« . La ménagère de moins de cinquante ans… déjà.

Les radios rivales contre-attaquent… un an plus tard

Radio Cité ParisA partir du 2 octobre 1938, Radio Cité passe aux émissions sans interruption en journée. Elle fait un peu mieux que Radio-Luxembourg et l’affiche : 125 heures par semaine contre 120 heures pour le poste du grand-duché. Et se proclame le poste permanent de Paris. Une semaine après, le 10 octobre, Radio-Île-de-France, le poste de Montmartre passe aussi à la journée ininterrompue. Quelques jours plus tard, c’est au tour de Radio-37. Ce qui n’empêchera pas Radio Cité de garder son slogan…

Radio Cité Paris

1930 : un requiem pour les morts de la guerre inaugure Strasbourg-PTT

Le 11 novembre 1930 à 18 heures, le requiem de Mozart lance les émissions Radio Strasbourgde  la nouvelle station des PTT à Strasbourg. Cette nouvelle radio régionale, réclamée localement à cor et à cri pour contrer l’écoute des radios allemandes, est sporadiquement sur les ondes depuis mai. Une première inauguration annoncée le 14 juillet a dû être repoussée, les problèmes techniques n’étant pas résolus. Alors les autorités ont choisi la prochaine date symbolique du calendrier, l’anniversaire de l’Armistice de 1918 qui a entraîné le retour de l’Alsace-Lorraine dans le giron français.

L’émetteur de 12 kw est à Brumath sur un terrain acheté par l’administration début 1929 à une vingtaine de kilomètres des studios situés rue de la Nuée Bleue. Strasbourg-PTT est  bien lotie, elle est ainsi la seule station publique régionale à disposer de son propre orchestre à plein temps. Elle diffuse des programmes en français et en alsacien sur la longueur d’ondes de 345 mètres.

Ce 11 novembre 1930, l’émission inaugurale est entièrement consacrée à un hommage aux morts de la guerre 14-18. Les choeurs de Saint-Guillaume et l’orchestre municipal interprètent le Requiem de Mozart et l’émission est reprise par tous les postes d’Etat. Et c’est tout. Pas de Marseillaise, ni rien d’autre. Juste le Requiem.

Un poste stratégique mais il ne faut pas le dire

La naissance de ce nouveau poste des PTT est marquée par une polémique. Car le directeur de la station, qui n’est autre que Robert Petitot-Cartellier. C’est un ex-speaker de la Tour Eiffel et de Paris-PTT plus connu sous le nom de Microvox. Il a envoyé à la presse spécialisée un communiqué pour le moins maladroit : « Si vous estimez devoir consacrer quelques lignes cet événement radiophonique, nous vous serions extrêmement reconnaissants de vouloir bien éviter les appellations : poste national de propagande, poste stratégique, poste frontière, poste de la victoire, etc. En effet, la meilleure propagande d’un poste quel qu’il soit est bien moins dans l’utilisation de formules pouvant être jugées inopportunes par certains de ses nationaux ou l’étranger que dans la diffusion pure et simple d’un art ou d’un génie national ou d’une émotion que peut créer l’émission d’oeuvres nettement caractérisées… « 

Ce qui lui vaut une volée de bois vert de la part des rédacteurs. Comme celle de Paul Berché, patron du magazine L’Antenne, dont voici un extrait.  « L’Alsace est terre française comme la Bourgogne et telle autre vieille province de chez nous, et je trouve étrange, pour ne pas dire plus, qu’une administration de l’Etat français s’y établisse avec une gêne évidente en redoutant des commentaires approbatifs « pouvant, dit-elle, être jugés inopportuns par certains nationaux (lesquels ?) ou l’étranger ». Strasbourg n’est pas un poste national de propagande »? Mais alors, que va-t-on diffuser? Les œuvres de Gœthe, l’évangile selon Karl Marx, la doctrine de Bakounine ? Il semble que non puis que la lettre d’ouverture annonce « la diffusion pure et simple d’un art ou d’un-génie national ». Il est vrai que l’on ne nous dit pas de quelle nation il est question. » Fermez le ban.

Car si la France a fini par ouvrir une antenne à Strasbourg, c’est bien que l’autre côté du Rhin, les Allemands s’apprêtent à mettre en service le très puissant émetteur de Mülhacker. Celui qui portera la voix de Radio-Stuttgart

En 1958, Radio Monte-Carlo peut désormais jouer dans la cour des grands

Fin 1958, Radio Monte-Carlo met le turbo. Forte d’un nouvel émetteur de 200 kw sur les pentes du Mont Agel (800 mètres d’altitude) à Fontbonne qui double sa puissance depuis septembre 1957, la station monégasque couvre désormais très bien bien le sud de la France et une bonne partie du bassin méditerranéen. RMC diffuse avec 400 kw en ondes moyennes (l’émetteur le plus puissant sur cette gamme d’ondes en Europe) et en ondes courtes.

Radio Monte-Carlo 1958

Les programmes s’étoffent

Côté programme, la radio monte en puissance. Elle diffuse déjà des émissions qui font son succès comme le Club des chansonniers, Quitte ou Double, le Rêve de votre vie ou le fameux feuilleton la Famille Duraton.
A la rentrée 1958, elle diffuse chaque semaine les spectacles de l’opéra de Monte Carlo. Elle propose le dimanche à 17 heures le Grand Music-Hall où une personnalité compose le programme. Le jeudi à 20h20, RMC invite ses auditeurs à suivre Au pays du sourire, un feuilleton avec notamment Jean Richard. Louis de Funès, Raymond Souplex et  Jean Lefèvre. Enfin, le samedi, voici Roger Pierre et Jean-Marc Thibaud avec les Potins des compères.

Il faudra attendre l’âge des transistors et 1965 pour que Radio Monte-Carlo s’invite dans la bande des quatre (avec France-Inter, Radio-Luxembourg et Europe 1) en diffusant sur ondes longues.

Radio, papier, ciné, le premier reportage français multimédia fête ses 80 ans

Aujourd’hui, les sujets de journalistes sont diffusés sur différents formats : écrit, audio, vidéo… C’est le multimédia. Mais l’idée n’est pas nouvelle. Ainsi en octobre 1937, « Le Journal se félicite d’être le premier à présenter en France une formule de reportage où l’écriture, l’image et le son se combinent de même qu’un miroir à trois faces révèle un visage sous tous ses angles, dans toute sa multiplicité d’expression.« 

Les reportages de Jean Masson (un journaliste que l’on retrouvera au micro de la BBC pendant la guerre) seront lus dans le quotidien, entendus à Radio-Luxembourg et vus au Cinéac du boulevard des Italiens à Paris. « Le cinéma touche instantanément le spectateur et le conquiert physiquement. La radio met en jeu les ressources imaginatives de l’auditeur, comme une plante magique fait naître des visions colorées. Mais c’est au texte écrit qu’il appartient d’entraîner, par sa rigueur démonstrative, l’adhésion sans réserve du lecteur, » s’enthousiasme Le Journal.

En 1936, Jean Masson avait déjà proposé des reportages sur le thème des jeunesses du monde, diffusés par le Journal et projeté au Cinéac, la salle de cinéma du quotidien. A coeur joie, le premier des reportages de Jean Masson à trois faces, concerne les scouts. Il fait l’objet d’un long article, décliné en dix reportages sur Radio-Luxembourg et d’un film à l’écran pendant plus d’un mois.

Les secrets de Paris en multimédia

Un second miroir à trois faces est réalisé en février 1938 et a pour thème les secrets de Paris. Il paraît du 16 au 25 février, est diffusé sur les ondes luxembourgeoises en cinq parties à 21h30, à l’affiche du Cinéac de la gare Saint-Lazare puis de la gare Montparnasse tous les jours de 10 h à minuit. C’est le dernier miroir à trois faces de cette très courte série. L’actualité très dense de 1938 accapare Jean Masson qui parcourt l’Europe pour  Radio-Luxembourg.

1913 : la première « radio » monégasque émet depuis le yacht du prince

Nous sommes début septembre 1913, aux balbutiements des transmissions de radio. Les opérateurs des  stations télégraphiques installées sur la côte est des Etats-Unis sont stupéfaits. Ils captent de la musique dans leurs écouteurs mais sans pouvoir déterminer son origine. Quelques navires en mer entendent aussi des mélodies sur les ondes. Le mystère se dissipe quand la station de Sandy Hook, face à New-York, reçoit un message demandant de bien faire attention à la musique qui va suivre. Suite à cette annonce, les télégraphistes entendent la Marseillaise et America.

Le premier piano des ondes

L’émission provient de l’Hirondelle, le yacht du prince Albert Ier de Monaco qui s’apprête, ce 9 septembre 1913,  à entrer dans New-York après avoir tranquillement traversé l’Atlantique via les Açores et la Nouvelle-Ecosse pour effectuer des relevés scientifiques. Le souverain est en effet biologiste et son yacht abrite des laboratoires. Il est surnommé le prince savant.

Et cette musique sur les ondes constitue une belle innovation. Mais les mélodies restent très basiques. En effet, elles sont diffusées en direct par un appareil qui a l’apparence d’un piano avec une dizaine de touches (photo ci-dessus). C’est une invention du baron allemand Von Lepel dont le brevet a été acheté par la Compagnie générale de radiotélégraphie. Le PSF, le piano sans fil sera vite dépassé par d’autres techniques

 

Quelles radios émettaient au Vietnam avant le départ des Français ?

Eté 1955 : la guerre d’Indochine se termine et les troupes de l’Union française sont sur le point de plier progressivement bagages. Le Vietnam est coupé en deux, au nord, la République démocratique du Vietnam d’Ho Chi Minh et au sud, l’Etat du Vietnam, secoué par des rivalités politiques et menacé par la guérilla vietminh. Tour d’horizon des stations qui émettaient à l’été 1955 recensés notamment dans des dossiers déclassifiés de la CIA.

France

Radio France Asie. 140 personnes travaillent pour Radio France Asie qui prend la suite de Radio Saïgon en 1949-1950, suite à un accord avec l’Etat du Vietnam. La station qui s’annonce la Voix de la France en Extrême-Orient diffuse en français, en anglais, en vietnamien, en mandarin et en cantonnais. Elle dispose de trois émetteurs de 25 kw et un de 1 kw et ses studios sont à Saïgon (aujourd’hui Hô-Chi-Minh-Ville).

En décembre 1955, le Premier Ministre du Vietnam du Sud, Ngo Dinh-Diem, signe un décret instaurant un monopole d’Etat des émissions radiophoniques. Radio France Asie cesse d’émettre le dimanche 26 février 1956.

Radio-Hirondelle. C’est la radio du corps expéditionnaire. La Voix des forces de l’Union française en Indochine est entendue trois fois par jour, matin, midi et soir, sur 7410 khz et 4403 khz (puissance 1 kw). Elle ouvre et clos ses émissions par La Marseillaise. Ses programmes sont en français, vietnamien, arabe et langues d’Afrique occidentale. Après avoir émis de Hanoï, elle se replie au sud, à Tourane (aujourd’hui Da Nang) à partir d’octobre 1954. Radio-Hirondelle cesse d’émettre le 11 avril 1956 à minuit.

Radios Vietnam

Vietnam du Sud

La Voix du Vietnam Libre (Tieng Noi Vietnam Tu Do).

C’est la radio de l’Etat du Vietnam qui deviendra la république du Vietnam du Sud. Elle a commencé à émettre le 4 janvier 1950 et porte un discours anticommuniste et antifrançais. Elle se nomme Radio Vietnam après la proclamation de la République du Sud Vietnam le 26 octobre 1955.

Elle a deux radios régionales, l’une à Hué (7205 khz), l’autre à Dalat (7265 khz), qui, elles, datent de 1947.

La Voix de l’Armée Nationale Vietnamienne. Elle utilise les mêmes émetteurs que La Voix du Vietnam Libre. Elle a débuté ses émissions le 13 septembre 1954.

Vietnam du Nord

La Voix du Vietnam (Tieng Noi Vietnam)

La station a commencé à émettre clandestinement le 2 septembre 1945. Elle diffuse officiellement de Hanoi depuis le 15 octobre 1954 en vietnamien, cambodgien, laotien, cantonais, mandarin, thaï et français sur cinq fréquences ondes courtes. C’est la radio de la République Démocratique du Vietnam (Vietnam du Nord). Elle existe toujours.

 

Radios clandestines

La Voix du Front National Uni (Tieng Noi Cua Mat Tran Thong Nhat Toan Luc Quoc Gia). La radio est entendue la première fois le 25 mars 1955. C’est la station des confréries Bình Xuyên, Hoa Hao et Cao Dai. C’est une radio anti-Diem, alors Premier Ministre (Sud) et pro-Bao Dai (chef de l’Etat du Vietnam destitué le 23 octobre 1955). Elle diffusait très probablement du sud de Saïgon.

La Voix Libre du Peuple Vietnamien (Tieng Noi Tu Do Cua Nguoi Viet). Elle a émis très peu de temps, du 5 au 11 avril 1955. Il est probable qu’elle était à l’initiative du Dai Viet, des nationalistes anticommunistes.

La Voix de l’Union du Peuple (Tieng Noi Quoc Dan Doan Ket). Elle est sur les ondes à partir du 14 mai 1955 et émet depuis le secteur de Saïgon-Cholon. La station est pro Diem et anti Bao Dai.

La Voix de la Juste Cause Nationale (Tieng Noi Cun Chinh Nghia Quoc Gia). Cette radio a émis du 14 avril au 10 mai 1955. C’est une station de partisans de Diem.

La Voix des Troupes de Libération Nationale du Dai Viet (Tieng Noi Cua Doan Dai Viet Giai Phong Cuoc Gia). Elle émet depuis les montagnes de l’Annam à l’initiative des nationalistes du Dai Viet.

Radio du Peuple, la Voix du Comité révolutionnaire du Sud Vietnam. Elle est entendue la première fois le 1er août 1955. Elle prend la suite de Radio République qui a arrêté ses émissions le 12 juillet. Elle se trouve au coin des rue Miche et Richard dans une maison saisie à la confrérie Bình Xuyên pour en faire le siège du Comité révolutionnaire pro Diem. Pas trop difficile à repérer car elle n’émet pas quand le quartier est privé de courant.

Cambodge et Laos

Radiodiffusion nationale khmère. La Voix du Cambodge émet de Phnom -Penh en khmer et en français sur 6090 khz avec 10 kw. Elle possède également un émetteur de 50 watts à Battambang (6035 khz) et un autre de 200 watts à Siemreap (4970 khz).

Radio des forces armées royales khmères. La station démarre le 20 mai 1955.

Radiodiffusion nationale du Laos. La station de Ventiane a démarré ses émissions en mars 1951. Elle est entendue sur 7215 khz.

Radio-Sud-Est, la toute première radio privée sur les ondes lyonnaises

Plusieurs radios privées françaises ont été créées par des constructeurs d’émetteurs ou  de récepteurs de TSF. C’est le cas de Radiola à Paris, de Radio-Anjou à Angers ou de Radio-Nord-Ouest à Caen pour ne citer qu’elles.

Radio Sud Est à Lyon

A Lyon, c’est aussi un établissement de fabrication de postes de TSF qui est à l’origine de la première radio privée. Pour pouvoir vendre des appareils, il faut que les auditeurs puissent avoir quelque chose à écouter. Les constructeurs prennent alors les devants.

Radio-Sud-Est, chaque mardi et vendredi

Pour Lyon, il s’agit de Cheney et Martin, dont l’atelier est établi au 44, rue de Sèze. A Radio-Sud-Est à Lyonpartir de décembre 1923, ils émettent avec l’indicatif 8DN puis plus tard sous l’appellation Radio-Sud-Est, chaque mardi et vendredi en soirée vers 21 heures. Le programme consiste en un concert suivi parfois d’une causerie. La puissance est d’une centaine de watts et la longueur d’ondes de la station varie de 360 à 440 mètres. C’est surtout cette dernière longueur d’ondes qui est utilisée, c’est la plus proche de la Station radiotélégraphique de Lyon, la radio des PTT.

Au démarrage de Radio-Sud-Est, cette station publique est la seule radio lyonnaise sur les ondes mais elle ne diffuse de la musique qu’irrégulièrement et généralement en fin de matinée. En mars 1925, Radio-Lyon débarque sur les ondes. Le poste de Cheney et Martin n’a plus lieu d’être.

Radio-Sud-Est cesse ses émissions au printemps 1925.

La guerre de communiqués fait rage entre le Poste parisien et Radio-Cité

La guerre fait rage au début de l’année 1938 entre deux stations très populaires, le Poste parisien et Radio-Cité. Et pas seulement sur la grille de programmes. Les deux radios se disputent le titre de radio leader par l’intermédiaire de leur régie de publicité, Informations et Publicité (Havas) pour la radio du Petit Parisien et Publicis pour celle de Marcel Bleustein-Blanchet.

En juin 1937, Radio-Cité claironne que son nouvel émetteur d’Argenteuil et son antenne antifading est le plus puissant dans Paris. Réplique du Poste parisien dans un communiqué quelques semaines plus tard. Suite aux affirmations de Radio-Cité, « le Poste parisien a tenu à faire exécuter par un organisme officiel, une série de mesures précises qui lui permettent d’affirmer qu’aucun poste privé autre que le Poste parisien (60 kw) ne valablement se dire le plus puissant dans Paris. »

Les lettres des auditeurs épluchées

Puis, la guerre se poursuit par régies interposées. Publicis a épluché les réponses à un concours et cartographié l’origine géographiques des participants pour montrer la force en Ile-de-France et dans le Nord-Est, de Radio-Cité qui s’autoproclame « poste le plus écouté » depuis fin 1935..

Le Poste parisien réplique par un constat d’huissier. Il prend pour base le concours organisé par un hebdomadaire de TSF, Mon Programme, et démontre que la station couvre une large partie de la France. Un bon point pour attirer les annonceurs. Le Poste parisien peut s’enorgueillir d’être la radio la plus entendue quand Radio-Cité continue à affirmer être le plus écoutée.